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 Une réunion très secrète [TERMINE]

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(#) ♣ Une réunion très secrète [TERMINE]

par la plume de Everybody ϟ Posté Lun Oct 16 2017, 09:29



Une Réunion Très Secrète

Comte Azénor J. Carlisle & Benjamin G. Orton

L'action se passe au Manoir Carlisle, le 15 septembre 2003. Il est 18H. La réunion se passe entre le Comte de Carlisle et Benjamin Orton. Ils seront joués par Everybody.
La réunion commence par Azénor Carlisle.

La suite de la réunion se fera en un seul message afin de faciliter le travail et la lecture.
Les paroles des interlocuteurs seront
Azénor Carlisle
Benjamin Orton




Dernière édition par Everybody le Lun Oct 16 2017, 10:08, édité 1 fois
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(#) ♣ Re: Une réunion très secrète [TERMINE]

par la plume de Everybody ϟ Posté Lun Oct 16 2017, 10:05



Azénor J. de Carlisle




Assis dans son fauteuil, un verre à la main, il réfléchissait. Le Seigneur Noir les prenait vraiment pour des pigeons. Il n’y avait pas d’autre mot pour définir ce qu’il ressentait en cet instant. Son verre, remplit d’un liquide rouge vermillon, se porta à ses lèvres. Il en prenait un tous les soirs, pour l’apéro comme les gens civilisés disaient. Frugal mais délicieux. Le liquide provenait du poignet de son esclave. C’était son petit plaisir de la journée. L’esclave, Marcus Triumph était serviable, à l’écoute et très obéissant, c’était Lord Voldemort que le lui avait offert. Quel généreux homme que ce Seigneur Noir. Ceci dit, le Comte ne s’en plaignait pas, Marcus faisait beaucoup dans la maison. Le parchemin qui trainait sur ses genoux indiquait une nouvelle recrue dans sa firme. Fer&Ecu fonctionnait bien. La seule entreprise de Grande-Bretagne qui créait les Gallions. Elle ne pouvait que fonctionner. Fondée par son père, il y a de ça – il ne comptait plus aujourd’hui, il se faisait bien trop vieux – presque 700 ans, il faut dire qu’il avait lui-même 542 ans. Sa femme lui manquait. Sa belle Gloria. Et ses enfants. La perte de sa vie qu’il n’avait jamais, réellement, pu panser. Ethan et Margaret. Heureusement, il y avait ses petits-enfants, il compta mentalement, trente générations les séparaient mais il faisait son bonheur, si tant est qu’il en est encore un peu. On entra dans son salon privé. Peu de gens y avait accès. Son Manoir faisait office de Quartier Général pour la Milice. Il y avait beaucoup de vampires qui circulaient mais aussi des lycanthropes. Il avait accepté mais, parfois, regrettait d’avoir à cohabiter avec ces créatures de la nuit. Les lycanthropes étaient des êtres malfaisants et ennemis depuis plus de mille ans avec les vampires. Mais, c’était ainsi lorsque l’on s’alliait avec le Lord Noir. Tout le monde, même les pires ennemis du monde, devait cohabiter.

Pourquoi avait-il accepté ? Pour avoir de la nourriture fraiche toutes les semaines. Parfois, le Comte se demandait si le prix à payer n’était pas nettement supérieur à ce qu’on lui proposait à lui et ses congénères. « Maitre, il est là. » Marcus avait attendu quelques instants avant de parler. Comme toujours. Marcus avait cette faculté de savoir quand il devait ouvrir la bouche et quand il ne le devait pas. Peut-être lui ferait-il l’honneur de le transformer. Peut-être. Ce n’était qu’une idée qui lui avait traversé l’esprit un soir. Il n’y avait pas repensé depuis mais l’idée faisait petit-à-petit son chemin. « Merci Marcus ». Le jeune esclave tendit son poignet mais Carlisle déclina l’offre. « Va donc te reposer, tu as bien travaillé aujourd’hui ». Et c’était vrai. Carlisle n’avait pas pour habitude de maltraiter les personnes à son service. Un travailleur bien traité était un travailleur efficace. Et Marcus lui était très utile. Pour tout. Il fallait l’économiser. « Dis à Claudia de l’emmener dans mon bureau, nous y seront tranquille. Et que personne ne nous dérange ». Le jeune Marcus hocha la tête, en faisant une révérence. Cela lui plaisait cette manière qu’il avait de saluer. « Bien Monsieur, Merci Monsieur ». Marcus sortit du salon privé, qui se situait au quatrième étage du Manoir. A part Carlisle, lui-même, et Marcus, personne ne pouvait y entrer. A part, peut-être ses conquêtes d’un soir mais soyons honnêtes, il n’y en avait peu. Le Comte termina son verre et se leva, le parchemin sur ses genoux termina sa course au sol. Il s’étira en observant les flammes de la cheminée qui dansaient dans l’âtre. Aujourd’hui était un grand jour. Il ferma ses appartements et descendit les étages. Il donnait l’impression de léviter dans les airs, tellement son pas était fluide et silencieux. C’est l’avantage des vampires, se déplacer sans aucun bruit.

« Maitre, il est dans votre bureau » lança Claudia, l’une de ses servantes. Il acquiesça d’un signe de tête et entra dans son salon, pour rejoindre son bureau au fond de la pièce. Benjamin Orton était là, assis sur le fauteuil, observant les murs face à lui. Jamais, ô grand jamais, Carlisle n’aurait imaginé le recevoir dans son bureau. Mais ce soir, était important. Ce soir, lui et Orton allait sûrement s’allier pour combattre. Combattre ce Lord Noir qui les prenaient pour des andouilles depuis longtemps. Les vampires et les lycanthropes ont un honneur, et on ne se sert pas d’eux comme ce Ministre le fait. Aujourd’hui, cela allait changer. Bien sûr il leur faudrait un terrain d’entente mais le fait que Orton soit là ce soir, indiquait que leur alliance était à 50% réussie. « Bonsoir Orton » lança Carlisle en s’asseyant à son tour sur le second fauteuil. « Je vous sers quelque chose ? » demanda-t-il.
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(#) ♣ Re: Une réunion très secrète [TERMINE]

par la plume de Everybody ϟ Posté Lun Oct 16 2017, 10:43



Benjamin G. Orton




Il était temps. Enfin, le suceur de sang se décidait. Il avait attendu cette réunion depuis des lustres. Enfin, les choses allaient bouger. Il n’en pouvait plus d’être traité comme un moins que rien. Les vampires avaient bien plus d’avantage qu’eux, les lycanthropes. Ils n’étaient bons qu’à chasser les Nés-Moldus, mais qu’avaient-ils en échange ? Pas grand-chose. Les esclaves « périmés » ne leur étaient même pas livrés. Les vampires récoltaient tous les honneurs. Certes, ils étaient un peu plus libres dans leur chasse les jours de pleines lunes mais tout de même. Ils y avaient tous cru, au début. Le miroir reflète un visage fatigué et marqué par la pleine lune qui vient de se passer. Pourtant, il a l’impression d’être en forme. C’est surtout qu’il est ravi d’aller à Liverpool. Enfin. Prenant son manteau, il fait froid aujourd’hui, et sa baguette – ne jamais aller chez l’ennemi sans baguette – il sort de chez lui. Il fait déjà nuit à Glasgow. Les rues sont, pourtant, animées. Demain, il y aura une fête. La fête de la Bière. Les moldus ont, parfois, de drôles idées. Il se déplace vite dans les ruelles pour arriver dans une zone de transplanage où aucun moldu ne peut le voir.

Son loup est en sommeil, mais il sait que dès qu’il va franchir les grilles du QG de la Milice, il va se réveiller. Son loup n’aime pas être en compagnie de Vampires. Lui, non plus. Bien qu’il ait un avantage certain sur les vampires, il n’aime pas être en leur présence. La morsure des lycanthropes est mortelle pour les vampires. Mais peu de gens le savent. Et c’est tant mieux. Que cela reste secret. Il doutait, cependant, que Carlisle, lui l’ignore. Il était vieux, vampire depuis plus de cinq cent ans, Orton était sûr que Carlisle était au courant de ce « petit défaut » de fabrication des vampires. Orton a transplané devant le Manoir. Situé non loin de Liverpool, il s’élevait dans la plaine. L’ambiance était noire et le silence qui plainait pouvait en faire frémir plus d’un. Pas lui. Ce n’était pas la première fois qu’il venait ici et il n’avait pas peur. Il franchit les grilles, traversa l’immense parc pour se rendre sur le perron du manoir. Il frappa avec le loup en fer forgé sur la porte. Une femme d’une cinquantaine d’années vint lui ouvrir. « Bonjour je viens voir le Comte. » dit-il à son intention. Elle s’écarta pour le laisser passer. « Marcus, vas dire au Maitre que son invité est là ». Un jeune garçon s’est échappé dans les escaliers aussi vite qu’un vif d’or sur un terrain de Quidditch. Il ne lui a pas fallu plus de cinq minutes pour revenir, alors que la femme me débarrassait de mon pardessus. « Il faut l’installer dans son bureau, il arrive. » J’ai donc suivi la femme jusqu’au bureau du Comte Carlisle. « Installez-vous dans le fauteuil, Monsieur le Comte va arriver ». Orton s’est exécuté. Il s’est retrouvé seul. Il a observé les murs. Ils étaient blancs. Les fauteuils étaient confortables. Une bouteille trônait sur une étagère. « Bourbon ». Il a bon goût ce vampire. Bien qu’il doutât fortement que ce soit sa boisson préférée. Il est resté seul durant cinq minutes. Carlisle est entré aussi silencieusement qu’une lionne en chasse. Ce n’est que lorsqu’il a parlé qu’Orton s’est rendu compte de sa présence, il en a sursauté.

« Bonsoir Carlisle. » répondit-il. Il n’y avait rien à faire, il le détestait. Son loup s’agitait. Il croisa les doigts, en acquiesçant. « Je veux bien un bourbon, oui. Merci ». Après tout, si la bouteille était là, autant qu’elle serve à quelque chose. Orton se redressa dans son fauteuil. « Je ne vais pas y aller par des détours, je suis content que vous m’ayez fait venir ». Oui. Enfin, cela allait changer. Il l’espérait tout du moins. Il ne faut pas sous-estimer le Seigneur Noir, il a beaucoup plus de ressources que l’on pourrait croire.
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(#) ♣ Re: Une réunion très secrète [TERMINE]

par la plume de Everybody ϟ Posté Ven Oct 20 2017, 12:34



Les bases d'une alliance




De Carlisle lui servit son bourbon. Il avait toujours aimé cette boisson. Même si ses capacités de vampires lui empêchaient vraiment d’apprécier les denrées humaines, le bourbon avait tout de même un gout fort en bouche, et il l’appréciait d’autant plus qu’il était rassasié en sa nourriture principale. Il tendit son verre à Orton dans un geste, presque de dédain. Il n’y avait rien à faire, il ne l’aimait pas. Mais les querelles n’étaient pas au rendez-vous ce soir, et s’il voulait arriver à un véritable accord, il allait devoir faire avec ce lycanthrope qui pouvait le tuer à tout instant. Quoique… De Carlisle était fort. Ce n’était pas un Original, loin de là mais avec plus de 500 ans de vampirisme derrière lui, il pouvait prétendre à un haut rang, et ce dans tous les domaines. C’était, tout de même, un Vampire Impérial. Ce n’était pas rien. Son maitre vampire était le dernier frère originel, Mikaïl Dimitrov. Alors qu’Orton buvait son bourbon en silence, Carlisle se servit un verre de sang. Il n’allait, tout de même pas prendre des gants pour cet énergumène de lycanthrope. Il n’en prenait déjà pas pour son Maitre Vampire, alors pour l’autre, certainement pas.

Il fallait commencer à faire bouger les choses. Même si cette alliance ne lui plaisait pas, il était absolument ravi qu’Orton est accepté de venir. Rien n’était gagné dans cette guerre et s’il voulait quelque chose de convenables pour ses congénères, il devait passer à l’action et tant pis si pour y arriver il devait s’allier avec les lycanthropes. Il avait beau ne pas les porter dans son cœur, ils restaient tout de même des guerriers redoutables, et des très bons alliés. A condition de ne pas les trahir. Les vampires avaient un code, les lycanthropes – s’ils respectaient leur part du marché – n’auraient rien à craindre des Suceurs de Sang, comme on les appelait. « Je pense que nous devons, réellement, agir. » a-t-il commencé après avoir bu une gorgée de son breuvage rouge vermillon. L’autre se contenta de hocher la tête. Azénor continua. « J’ai toujours partagé les idées du Seigneur Noir. Etant moi-même un sang-pur, j’aime que les valeurs du sang soient respectées, mais aujourd’hui, je pense, sincèrement, qu’il se sert de nous pour arriver à ses fins. Et c’est inacceptable. »

Orton acquiesça avec un oui franc et fort. Effectivement, inacceptable d’être traités ainsi. Et s’il fallait passer par une alliance avec les Suceurs de sang, alors il le ferait. Pour lui, et pour ses congénères. Il avait d’ailleurs, une idée sur ce qu’il pourrait demander à Carlisle pour assurer sa survie et celles des autres, les soirs de Pleine Lune et par là même, cela servirait ses intérêts personnels. Il n’était, sûrement pas, aussi perfide que le Vampire face à lui mais il avait de la ressource. Ne pas laisser ses ouailles avoir trop de liberté, cela n’amènerait que la mutinerie et il était, tout simplement, hors de question que certains puissent contester son Pouvoir. Sa solution était alors toute trouvée, faudrait-il encore que Carlisle l’accepte. Mais, il ne doutait pas du retour que Carlisle lui demanderait pour ça. « Nous devons nous défaire de son influence, sans pour autant le quitter. Je crois en ce qu’il fait, et ce qu’il dit, je n’ai pas l’intention de le lâcher. Je veux simplement que nous soyons bien plus libres. Nous avons besoin de vous, comme vous avez besoin de nous » a lancé Orton, en levant son verre. Carlisle répondit par le même geste. L’alliance était bien engagée. Ils avaient tous les deux les mêmes envies et idées, une bonne chose. « Le Seigneur a bien trop d’emprise sur la Milice. » a reprit Carlisle. Il s’est assis, en croisant les jambes. « Vous savez cher Benjamin » appeler l’ennemi par son prénom, lui donnait un sentiment de « Je m’intéresse à toi, je suis là pour toi ». Mettre en confiance l’ennemi. Il aurait, certes, pu utiliser de son Pouvoir de Persuasion pour arriver à ses fins mais pour vaincre Lord Voldemort, l’alliance devait être véritable. Et pas, juste un résidu du « Je te montre qui est le plus fort car je fais de toi ce qu’il me plait » comme certains de ses congénères aimaient en jouer. Ceci dit, Orton saurait parfaitement y résister, c’est un lycanthrope tout de même, pas les derniers des nés-moldus. « Je suis persuadé qu’avec un peu concession de nos deux côtés, nous pourrions aller très loin, ensembles ». Orton sourit. « J’en suis persuadé, moi aussi ». C’était le moment de faire sa requête. Il prit une gorgée de bourbon. « En parlant de concession, pour une bonne entente entre nos deux peuples, je pense qu’un petit accès à la Potion Tue-Loup pourrait être un petit plus ». Lui et ses congénères auraient la possibilité de se transformer ou non, et dans la guerre c’était très important. Surtout les jours de Pleine Lune. Il croisa les doigts et attendit une réaction de la part de son hôte. Celle-ci ne se fit pas attendre, Carlisle prit une nouvelle gorgée de son breuvage et passa sa langue sur ses canines proéminentes. « Je pense que si je pouvais envoyer les dissidents de mes troupes dans votre camp, nous pourrions faire affaire ». Il y avait certains vampires qui ne respectaient pas les règles, et encore moins, lui. Il fallait que cela cesse. Les vampires ont beaucoup de liberté mais pas celui de désobéir à leur maitre, en l’occurrence, lui. Pour certains, il ne l’était pas mais étrangement, ce n’était pas ceux-là qui lui posaient le plus de problème. Et puis, s’il voulait se faire un peu respecter, il fallait en passer par là. Pour vaincre Voldemort, il fallait une armée soudée et surtout aux ordres de son Chef. Lui. Orton bougea sur son fauteuil, visiblement contrarié mais pourtant acquiesça d’un signe de tête.

« Cela dépendra de la dose que vous pourrez nous fournir » reprit Orton, difficile en affaire. Il le fallait. A chacun ses intérêts. Carlisle soupira mais ne refusa pas l’offre. « Je peux fournir trois doses par mois pour la moitié de votre clan ». C’était déjà un très bon début. Orton acquiesça. C’était le jeu. Pas tout d’un coup, bien qu’il fût persuadé que Carlisle pouvait fournir tout le monde, en trois doses, tous les mois, mais il était normal de garder un atout dans la manche, comme il le ferait, lui aussi, quand l’occasion se présenterait. « Je serais votre exécuteur. ». Cela ne lui plaisait pas mais s’il fallait passer par là pour avoir accès à la Tue-Loup, alors il le ferait. Et puis, cela ferait toujours deux ou trois vampires en moins dans ce monde, et au final, ce n’était pas si mal que ça. Le silence retomba, alors que les deux terminèrent leurs verres. Carlisle se contenta de les remplir d’un coup de baguette. Les convives doivent toujours avoir quelque chose à boire ou à diner, c’est ce que disait son père à l’époque où il lui apprenait les bonnes manières. « Maintenant que les bases sont posées, passons aux choses sérieuses. ». S’en suivit un long silence, où les deux hommes se toisaient, attendant que l’un prenne la parole, pour ce qui concernait la véritable raison de cette réunion secrète.
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(#) ♣ Re: Une réunion très secrète [TERMINE]

par la plume de Everybody ϟ Posté Mer Nov 01 2017, 16:42



Tout pour un accord




Compte Carlisle prit son verre et le porta à ses lèvres. Il ne romprait pas le silence qu’il avait lui-même imposé. Il avait envie de voir comment Orton allait gérer la situation. Il voulait l’entendre proposer ses idées, mettre en avant ses désirs, et surtout il voulait qu’il soit le demandeur. Celui qui s’abaisserait. Il n’allait tout de même pas croire que, parce qu’il l’avait invité dans ses appartements, il allait le laisser mener la danse. Certainement pas. Carlisle était un fier manipulateur et un dominant et jamais il ne quémanderait ses requêtes en premier. Le laisser venir et seulement ensuite, lui proposer ce que lui, désirait. « J’aimerais pouvoir chasser quand nous le souhaitons et surtout où nous le voulons » a lancé Orton. Carlisle jubila. Ça y’est, il tenait Orton. Maintenant, il pouvait mener la danse. Maintenant, il pouvait exposer ses idées, et faire croire que celles de Orton étaient nettement meilleures que toutes celles auxquelles il avait pu penser. Carlisle lui fit un immense sourire, un peu carnassier, en levant son verre. « Je vois que nous sommes sur la même longueur d’onde, cher Benjamin ». Lui aussi voulait pouvoir chasser tranquille. Il en avait marre de devoir se contenter des nés-moldus du Lord. Marre d’être son petit toutou qui ne fait qu’exécuter les ordres. « Mes congénères trépignent d’impatience de pouvoir s’engouffrer dans les ruelles de la ville ». Cela voulait tout dire. Pas seulement les nés-moldus. Les moldus, les sorciers, tous ceux qui passeraient devant eux. Peu importait leur sang, leur race, tant qu’ils étaient là, à leur disposition. Et si Lord Voldemort n’acceptait, il pourrait toujours lui promettre une mort longue et fortement douloureuse que ses crocs plantés dans sa chair.

« Et si nous pouvions grossir un peu nos rangs comme bon nous semble ? » demanda Benjamin Orton, en buvant une gorgée de son bourbon. Carlisle l’observa avec attention. Son regard perçant lui donna l’impression d’être transpercé par des poignards mais il ne se démonta pas. Il resta de marbre face au vampire qui semblait mécontent de ne pas avoir cette idée avant lui. Il pensait sincèrement qu’il allait pouvoir mener la danse jusqu’au bout ce petit avorton de suceur de sang ? Il avait beau être bien plus jeune, avec moins d’expérience du monde sorcier que le Comte, il restait tout de même un être doté d’une intelligence au-dessus de la moyenne. Et personne ne le prendrait pour un imbécile tant qu’il serait encore en vie, et certainement pas Azénor de Carlisle. « Alors ? » reprit-il, en passant sa langue sur ses lèvres pour aspirer les dernières gouttes de liquide déposé. Carlisle détourna le regard, posant son verre sur le bureau. « Effectivement, cela peut être envisageable. Je pense simplement qu’il ne faut pas lui en demander de trop à la fois. Un ou deux par mois, pas plus pour commencer et ensuite nous pourrons augmenter les effectifs » Orton acquiesça. Cela paraissait nettement envisageable. Si déjà ils obtenaient un ou deux par mois, cela serait déjà bien et cela ferait l’affaire. « Vous avez une âme de dirigeant Monsieur Orton » commença Carlisle. Le lycanthrope acquiesça. Effectivement, il avait une âme de dirigeant. Il aimait le Pouvoir sous quelle forme que ce soit. Il indiqua d’un signe de tête à Carlisle qu’il pouvait poursuivre. « Je pense qu’une place au gouvernement nous irait comme un gant, à vous comme moi. » Orton se redressa dans son fauteuil, très intéressé de la proposition. Carlisle finit planer quelques secondes de silence avant de reprendre. « Il y a des postes à pourvoir au Ministère. Des postes importants, qui pourraient nous amener tout droit vers le Pouvoir de décision de ce qui est bon pour la Grande-Bretagne et qui pourrait nettement améliorer le futur de nos ouailles » Un silence pesant tomba sur la pièce. Orton observa le vampire sans un mot, intégrant les paroles du prédateur. Si lui avait des ambitions, Carlisle en avait bien plus dans sa manche. Cela ne lui déplaisait pas mais autant dire que les négociations avec Lord Voldemort allaient être dures. Orton doutait que le Seigneur Noir laisse si facilement entrer deux miliciens dans le gouvernement mais, assuré d’obtenir de la potion Tue-Loup, Orton ferait tout pour qu’il accepte. Et peut-être même que Carlisle – s’il réussissait ce coup-là – serait plus à même de lui fournir de la potion Tue-Loup en quantité illimité. Voilà, peut-être, son atout. Gagner deux postes au gouvernement. Orton leva son verre. « Je pense que nous sommes entièrement d’accord » a-t-il lancé en terminant d’un trait son bourbon. Carlisle lui en resservit un autre et porta son toast. Les deux verres s’entrechoquèrent en signe d’accord. « A l’avenir de nos Miliciens » lança Carlisle. « A leur avenir » répondit Orton. L’avenir, maintenant, ne dépendrait que de leur facilité ou non, à faire plier Voldemort. Sinon… peut-être serait-ce la fin d’une ère.

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